OFFA- NEWSLETTER # 2

OFFA- NEWSLETTER # 2

Chers partenaires,

Il semble que notre newsletter vous soit parvenue incomplète.

Permettez-nous de vous la renvoyer dans son intégralité.

Nous vous prions de bien vouloir excuser ce problème technique et vous souhaitons d’excellentes vacances!

Mesdames,

Messieurs,

Voici qu’arrive la saison des vacances, attendues par beaucoup. Temps de repos, de ressourcement…temps de rupture aussi, occasion de tourner une page, d’en ouvrir une autre…

Il y a d’abord tous les jeunes apprenants sous contrat, alternant les apprentissages en entreprise et en centre ou en école. Cette double exigence est lourde. Tant au niveau des horaires que des attentes respectives des formateurs, et de la mobilisation que cela requiert. Vive les vacances…

Je pense tout particulièrement aux jeunes qui terminent leur formation, à la fois fiers et heureux d’avoir atteint leur objectif, de détenir leur certification… et inquiets face aux difficultés de trouver un emploi, de s’intégrer durablement dans le monde du travail même si nous le savons tous, la formation et l’enseignement en alternance sont un véritable tremplin vers celui-ci. Vive les vacances.

N’oublions pas non plus tous ces jeunes en recherche, au terme d’une année scolaire difficile, qui hésitent, se posent des questions, cherchent à se réorienter, envisagent une formation en alternance… Puissent-ils profiter des vacances pour rebondir et affiner un choix positif !

A tous les adultes qui, à leur côté, jour après jour, en entreprise comme en centres de formation, les ont soutenus, les ont formés, ont partagé avec eux leurs compétences professionnelles, les ont remotivés, nous souhaitons de bonnes vacances !

Les vacances seront aussi les bienvenues pour les coordonnateurs des CEFA et autres centres de formations qui ont vécu une année bouleversée : la mise en œuvre d’un nouveau contrat, les dispositions nouvelles pour l’agrément des entreprises, la mise en place des coaches et des représentants sectoriels, les politiques nouvelles en matière d’incitants financiers en Région Wallonne et toutes les exigences administratives qui y sont liées … Même si chacun mesure que tout cela participe au développement de l’enseignement et de la formation en alternance, que ces réformes sont indispensables, bien utiles, il faut reconnaitre qu’elles se mettent en place dans une certaine précipitation, créant des zones d’incertitudes lourdes à gérer sur le terrain. Merci à tous pour votre collaboration. Nous vous souhaitons des vacances revigorantes.

Les collaborateurs de l’OFFA ont bien mérité aussi de pouvoir souffler. Le travail mené cette année a été particulièrement lourd, pour une équipe en cours de constitution : le nombre de chantiers ouverts, de procédures mises en œuvre, de contacts établis, de partenariats initiés, de réunions et de rencontres organisées fut important.

A l’heure de passer la main de la présidence, au terme d’un mandat de deux ans, comme le prévoit l’accord de coopération instituant l’OFFA, je tiens tout particulièrement à remercier l’équipe de l’OFFA, et son directeur général, pour le sérieux de leur travail et leur collaboration efficace et cordiale. Je salue également tous les administrateurs de l’OFFA, représentants des partenaires sociaux et des opérateurs, pour leur soutien et leur engagement au service du développement de la formation et de l’enseignement en alternance.

Bonnes vacances à tous !

Eric DAUBIE
Président du Conseil d’Administration

Focus

Rapport d’activité 2017

À la suite d’une longue gestation de la réforme de l’alternance, la mise en place de l’OFFA s’est opérée au 1er septembre 2015. Jusqu’en décembre 2016, son Conseil d’Administration s’est réuni officiellement à 12 reprises.

La rentrée scolaire 2015-2016 fut marquée par deux chantiers de taille: la mise en circulation du tout nouveau contrat d’alternance commun aux différents opérateurs d’enseignement et de formation en alternance et la construction du Vade-Mecum de l’OFFA, véritable guide des acteurs de la formation en alternance, disponible sur le site de l’OFFA.

A partir de juin 2016, divers travaux en vue d’adapter le contrat d’alternance et de donner une base légale au Vade-Mecum pour en faire la référence commune dans l’interprétation des textes et des procédures ont été menés. Lors de l’été 2016, un Gouvernement quadripartite a abondé en ce sens et les arrêtés ministériels qui lui donneront force de loi seront adoptés.

Durant l’année 2016, les travaux de développement d’une plateforme interactive et unique de l’alternance ont battu leur plein. Outre un objectif d’information et de promotion de l’alternance, cet outil visera à optimaliser la rencontre offre/ demande de stage en alternance, à centraliser les agréments d’entreprise, à gérer et liquider les incitants financiers à la formation en alternance et à permettre un monitoring de la formation en alternance. Par rapport à ce dernier point, un premier groupe de travail Statistiques/Paysage de l’alternance s’est réuni en décembre 2016.

La mise en place de la plateforme est prévue à long terme. Si bien, que dès octobre 2016, des travaux sont lancés, par l’OFFA et ses partenaires, en faveur de la mise au point d’une application temporaire permettant à la DG06 et à l’OFFA de gérer les incitants financiers, et ce, dans les délais impartis par la procédure.

Dans le but de communiquer de façon plus conviviale et attractive avec l’ensemble des acteurs de l’alternance, l’OFFA a œuvré en vue de se doter, dans le futur, d’un nouveau site Internet. Celui-ci, une fois réalisé, sera intégré à la plateforme lorsque celle-ci aura vu le jour.

S’il est, en l’état actuel des choses, obsolète et austère, le site de l’Office a permis, au long de l’année 2016 et au gré des évolutions des différents chantiers, d’informer et de documenter les acteurs de l’alternance.

Pour enrichir son site, l’OFFA a pris part à un projet d’outil cartographique de l’offre de formation en alternance qui doit répondre aux besoins du SPW/ Département du développement durable (clauses sociales dans les marchés publics). A cet égard, l’équipe de l’OFFA a entrepris, pendant l’année 2016, la confection d’une base de données harmonisée de la formation en alternance en Belgique francophone. Des travaux d’harmonisation et d’intégration de données selon des définitions communes et selon des formats compatibles qui vont générer la valeur ajoutée de l’OFFA.

Dans une optique d’écoute des acteurs de l’alternance, l’OFFA a organisé, fin 2016, trois séances d’information et de dialogue à Beez et une séance à Bruxelles. Pour poursuivre le dialogue, le site Internet de l’OFFA a été agrémenté d’une fonctionnalité « foire aux questions » et une newsletter était en chantier, pour parution au début de l’année 2017.

Au cours de l’année 2016, l’OFFA a procédé à la relance du groupe de travail « Plan de formation », le but étant, en articulation avec les travaux du SFMQ, de généraliser un plan de formation commun par métier.

Suite au transfert de compétences en matière de contrats d’apprentissage industriel , l’office a lancé la mise en œuvre et le testing de la nouvelle formule.

L’OFFA s’est largement investi dans le travail de détermination des processus et de mise au point de procédures et de formulaires relatifs à la refonte des incitants financiers en Région wallonne de langue française. Si fin 2016, l’office a commencé à traiter les demandes de prime P1, pour les autres primes (P2, P3 et P4) le travail de préparation en termes de procédure et d’application temporaire se poursuit en 2017. Pour la Région de Bruxelles-Capitale, la réforme des incitants financiers s’inscrira dans une perspective de simplification administrative.

Parallèlement aux refontes des systèmes de primes, l’OFFA, dans le cadre de ses missions, a entrepris de constituer un réseau des coaches et représentants sectoriels et d’animer ce dernier. Au 31/12/2016, dix fonds sectoriels s’étaient inscrits dans cette nouvelle dynamique de coopération. D’autres fonds sectoriels rejoindront certainement le mouvement courant 2017. Un mouvement qui a pour but une dynamique participative des fonds sectoriels dans la promotion de l’alternance, dans le processus d’agrément des entreprises mais aussi dans le conseil et l’appui des intervenants dans la relation triangulaire de l’alternance.

Enfin, l’OFFA a entrepris, dès 2016, des actions dans le cadre de sa mission de promotion de l’alternance. Parmi celles-ci, notons un concours logo destiné à mettre en avant le savoir-faire des apprenants en alternance. Outre l’organisation de diverses séances informatives et d’échanges au profit de ses partenaires, l’OFFA a collaboré avec l’IBEFE Wallonie picarde dans le cadre de l’évènement « Alt&Job » qui se veut le prolongement des Trophées de l’alternance dont l’organisation a cessé depuis quelques années. L’Office s’est également doté de divers outils de communication.

Pour plus de détails par rapport aux différents points abordés dans cet aperçu, ne manquez pas de consulter le site Internet de l’OFFA qui vous permettra de prendre connaissance de la version complète du « Rapport d’activité 2016 de l’OFFA ».

Focus

Un contrat d’alternance flambant neuf et un point législations 2016, rencontre avec notre juriste, Hong Phi Pham Cao

L’OFFA a eu le plaisir d’accueillir, en février dernier, sa nouvelle juriste en la personne de Madame Hong Phi PHAM CAO, qui vous propose un bilan des législations adoptées en 2016, mais vous annonce également de bonnes nouvelles : la mise en circulation du contrat d’alternance actualisé et l’indexation du RMMMG.

Le contrat d’alternance fait peau neuve pendant que le RMMMG est indexé !

Afin d’optimiser l’utilisation du contrat d’alternance, entré en vigueur en septembre 2015, et de limiter ses possibilités d’interprétation préjudiciables, les Gouvernements se sont adonnés à des travaux d’actualisation du texte légal. Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Gouvernement wallon et le Collège de la COCOF ont donc adopté, respectivement pour ce qui les concerne, un arrêté du 3, 4 et 11 mai 2017 modifiant le contrat d’alternance initial. Ceux-ci ont fait l’objet d’une publication au Moniteur belge ces 2, 13 et 20 juin derniers.

Le contrat d’alternance actualisé est donc sur les rails avec effet rétroactif au 1er septembre 2016.

En effet, plusieurs modifications ont été apportées au texte initial de 2015. Le site de l’OFFA portera à votre connaissance une note explicative sur les modifications apportées au contrat.

Pour répondre aux souhaits des opérateurs, l’OFFA proposera deux modèles d’avenant au contrat. Un modèle pour les opérateurs ayant utilisé le contrat 2015/2016 et un autre modèle d’avenant destiné aux opérateurs ayant anticipé l’entrée en vigueur du nouveau contrat sans toutefois avoir pu intégrer toutes les modifications. Ces document seront prochainement disponibles sur le site Internet de l’Office.

Madame Pham Cao souligne que dans le contrat d’alternance actualisé, il est prévu que « tout nouveau contrat commence au niveau A ». Il s’agit bien évidemment de « tout nouveau premier contrat » : un apprenant arrivé au niveau B et changeant d’entreprise, signera un nouveau contrat mais celui-ci doit, bien entendu, commencer au niveau B, en relation directe avec son plan de formation.

Comme une bonne nouvelle ne vient jamais seule, notre juriste vous communique que le RMMMG a subi une indexation en date du 01/06/2017 ! Pour rappel, il s’agit du revenu minimum mensuel moyen garanti et les rétributions des apprenants sont calculées en fonction d’un pourcentage dudit RMMMG. Bonne nouvelle, donc, pour nos apprenants qui voient leurs rétributions ajustées comme suit : le niveau A est calculé à 17 % du RMMMG, donnant droit à une rétribution de 265,64 €/mois, le niveau B est de 24% soit 375,02 €/mois, le niveau C est de 32% soit 500,03 €/mois.

Le nouveau contrat d’alternance rend automatique l’adaptation des barèmes A, B et C en fonction de l’indexation du RMMMG.

La reconfiguration des incitants financiers

Si le système des incitants financiers reste inchangé à Bruxelles, le législateur wallon a souhaité, par l’adoption du décret du 20 juillet 2016 et de l’arrêté du 20 octobre 2016, entrés en vigueur au 1er septembre 2016, reconfigurer le régime de subventionnement des acteurs actifs de l’alternance (entreprises, indépendants, apprenants et opérateurs) afin d’apporter davantage de cohérence, de lisibilité et de simplification administrative sur son territoire de langue française.

Les nouvelles commissions CAI

Pour rappel, si le CAI trouvait initialement son assise juridique dans la loi du 19 juillet 1983 sur l’apprentissage de professions exercées par les travailleurs salariés, la sixième réforme de l’Etat transfère la compétence fédérale aux entités fédérées. Les comités paritaires d’apprentissage initiaux ont donc cédé le pas aux Commissions CAI dont l’OFFA est responsable de la gestion administrative.

En Région wallonne, le décret du 20 juillet 2016, entré en vigueur le 1er août 2016, modifie la loi du 19 juillet 1983. Si le contenu de la loi ne change pas fondamentalement, la nouvelle réglementation n’englobe toutefois pas, dans son champ d’application matériel, les entreprises occupant moins de 50 travailleurs sauf si une disposition dérogatoire le prévoit expressément.

La Fédération Wallonie-Bruxelles devrait bientôt aller en ce sens, le Gouvernement Quadripartite du 7 juillet 2016 ayant approuvé en 1ère lecture, la transposition en Communauté française de la mesure relative aux CAI. Pendant la durée du processus législatif, les modèles actuels des contrats restent d’application, sous réserve de l’approbation par le Parlement du projet de décret.

Pour information, une nouvelle Commission CAI a été récemment mise en place, elle concerne les CP 144-145 (agriculture et entreprises horticoles).

Retrouvez tous les textes légaux dont il est question dans ce texte sur le site de l’OFFA.

Flash

Application temporaire en entrée, plateforme unique de l’alternance en plat de résistance !

Application temporaire ? Qu’est-ce donc ?

Comme l’annonçait Odile Laureys, Cheffe de projet pour l’OFFA, dans le numéro précédent de votre newsletter, une plateforme unique et interactive de l’Alternance est actuellement en chantier.

Pour rappel, la plateforme a pour objectif d’optimiser la rencontre entre l’offre et la demande de stages, à centraliser les agréments d’entreprise, à gérer et liquider les incitants financiers. Ce nouvel outil permettra également un monitoring de l’alternance mais aussi et surtout, de construire un outil de communication entre ses différents acteurs.

En attendant la création de cette plateforme, il a été décidé de mettre en place une application temporaire pour répondre aux besoins immédiats des différents usagers.

Celle-ci permettra l’encodage, le traitement et la liquidation des incitants financiers accordés par la Région Wallonne.

Outre cela, cette application rendra possible la construction d’une base de données qui sera utilisée dans la plateforme unique et interactive de l’Alternance, permettant ainsi la fourniture de données à usage statistique à court, moyen et long terme.

Cette application temporaire consiste, pour l’instant, en huit fichiers: cinq fichiers de gestion quotidienne (Opérateur, Entreprises, Apprenant, Agrément et Contrat) et trois fichiers de traitement des incitants financiers (Indépendant, Entreprise, Apprenant).

Mode d’emploi ?

Les fichiers sont disponibles, dans leur dernière version, mis à jour sur le site de l’OFFA.

Sur cette même page, un mode d’emploi vous est proposé afin de vous aider à compléter ces fichiers.

Dès réception des fichiers, l’OFFA fusionnera ces derniers en vue d’obtenir une base de donnée complète reprenant toutes les informations qui auront été communiquées par les différents opérateurs.

Des questions ?

Pour vous aider à appréhender ce nouvel outil avec brio, l’OFFA reste à votre disposition : un helpdesk est disponible à l’adresse : info@nulloffa-oip.be

 

Bruxelles

Bruxelles : un vent de coopération souffle sur la capitale !

Précédemment dans votre newsletter, vous était présenté un plan de formation 2020 comprenant 44 mesures pour développer et renforcer la formation professionnelle bruxelloise et assorti de 4 stratégies dont l’une d’elle, la stratégie « alternance », vise le développement de la formation en alternance

Si la Région bruxelloise est le premier bassin d’emploi en Belgique, celle-ci déplore un taux de chômage élevé chez les jeunes. Parmi les raisons à cela : une population dont les qualifications ne coïncident pas toujours avec les besoins des entreprises.

Face à ce constat, l’alternance représente un dispositif efficace d’accès à l’emploi : plus de 80% des apprenants qui terminent leur formation s’insèrent sur le marché du travail.

La Cocof et la Région de Bruxelles Capitale ont définis des objectifs communs dans le Plan de formation 2020 et dans la Stratégie de développement de l’alternance à Bruxelles. Ils visent entre autres un développement quantitatif et qualitatif de l’alternance.

Dans une perspective de développement de l’alternance et dans une logique de complémentarité et de synergies fortes, le Gouvernement francophone bruxellois a réalisé un premier pas important vers une coopération plus étroite des dispositifs d’alternance dans le paysage francophone bruxellois.

Le nouveau CEFA du CERIA s’installe dans les locaux ucclois de l’EFP!

 L’ambition de faire converger davantage CEFA et formation PME via une articulation performante des missions et des activités autour de ce public des 15-25 ans trouve une nouvelle expression dans la coopération entre le CEFA de la COCOF et l’EFP dans un projet pilote, dont l’inauguration a eu lieu ce 16 mai 2017.

En effet, la Cocof qui organise maintenant tant de la formation que de l’enseignement en alternance a décidé de soutenir ce projet pilote qui articulera la formation PME et l’enseignement en alternance. Privilégiant le développement de l’alternance dans une logique de complémentarité et de synergies fortes, le CEFA et l’EFP veilleront par exemple à un développement articulé de leur offre de formation. Les acquis des jeunes seront valorisé et favoriseront leur mobilité au sein de ces deux structures. Les équipements, les infrastructures, les services aux apprenants tels qu’Infor Jeune seront mutualisés.

Les bonnes pratiques seront échangées, partagées dans une perspective :

  • De favoriser un échange de bonnes pratiques, notamment au niveau de l’accompagnement et de l’évaluation des compétences acquises en entreprises et en centre,
  • D’améliorer la connaissance réciproque des deux dispositifs de formation et d’élucider les représentations ;
  • De favoriser l’échange d’information en particulier lorsqu’un jeune passe d’un dispositif à l’autre ;
  • D’échanger toute information pertinente et utile concernant des entreprises partenaires des deux dispositifs de formation.

Il s’agit d’un projet-pilote novateur, né d’une volonté conjointe de Madame Fadila LAANAN, Ministre-Présidente du Gouvernement francophone bruxellois, en charge de l’Enseignement, et de Monsieur Didier GOSUIN, Ministre en charge de la Formation professionnelle de rapprocher physiquement et sur des projets pilotes le nouveau CEFA du CERIA et la formation professionnelle en alternance des PME organisée par le Centre EFP.

La présence de deux dispositifs de formation sur un même site entrainera inéluctablement une mobilité des candidats entre le CEFA et l’EFP. Cette mobilité sera envisagée comme une opportunité pour mieux rencontrer l’intérêt des jeunes. Un groupe de travail sera organisé dès la rentrée afin d’analyser et d’apporter les solutions les plus adaptées et les plus pragmatiques permettant une valorisation des compétences acquises lors du parcours de formation.

« Via ce projet pilote, nous démontrons la possibilité de dépasser les clivages historiques. C’est aussi une des réalisations du PF2020 au bénéfice de l’alternance. Et ce sont ces solutions concrètes que nous mettons dorénavant en œuvre en associant les CEFA dans les objectifs du Plan Formation 2020 adopté en 2016. La Région et la Cocof sont désormais dotées d’une véritable stratégie de développement de l’alternance. » précise le Ministre Gosuin.

Promotion

La promotion de l’alternance: Alt&job et WorldSkills

Alt&Job – l’alternance pour l’emploi, une affaire à suivre !

Pour rappel, l’événement s’est tenu les 21 et 22 avril 2017 derniers. L’OFFA a décidé d’y apporter sa pierre à l’édifice, vous allez rapidement comprendre pourquoi…

logo alt&job

 

 

 

 

 

 

Un peu d’histoire

En Wallonie picarde (WaPi), un plan d’actions prioritaires, « Synergies : Tous acteurs pour l’emploi », a vu le jour en 2012. Son objectif était de rassembler les acteurs du territoire autour des questions de l’Emploi, de la Formation et de l’Enseignement. De ces réflexions et échanges sont ressortis 5 axes prioritaires dont fait partie « Le développement de la Formation en Alternance et le suivi de stages ». Le Comité de pilotage en charge de cet axe a décidé de mettre en place un événement promotionnant la formation en alternance comme filière d’excellence et destiné au « Tout public »: « Alt&Job, l’Alternance pour l’emploi ».

L’Office tient à remercier toutes les personnes ayant fait de cet événement une réussite !

Un bilan positif

A ce titre, nous sommes allés à la rencontre de Mesdames Marie-Julie Barroo, Chargée de missions, IBEFE – Instance de Bassin Enseignement qualifiant – Emploi – Formation, CSEF – Chambre Subrégionale de l’Emploi et de la Formation pour la Wallonie picarde et Ludivine Delmotte, Directrice du CERAT à Tournai ainsi que de Monsieur Eric Bossart, président de l’Instance du bassin EFE de Hainaut Sud, qui comptent parmi les organisateurs de l’événement.

Ce dernier nous confie que, même s’Il s’agit d’une première et que des choses sont à améliorer, Le feed-back général est positif ! Nombreux furent les encouragements à poursuivre dans cette direction. Et le simple fait de travailler sans mettre en avant un opérateur plutôt qu’un autre, est déjà une belle victoire en soi. Pour rappel, la formule proposée consistait en une mise en lumière de la plus-value de l’alternance dans l’acquisition des compétences, via des démonstrations métiers. Ces démonstrations se sont déroulées sans étiquettes afin de privilégier l’intérêt général. Au cours de ces deux journées, il y avait également des stands informatifs, des témoignages de six entrepreneurs de la région quant à leur expérience de l’alternance ainsi qu’un événement dans l’événement à l’attention des entreprises, le vendredi soir, sous forme d’exercices « pecha kucha ».

Pecha Kucha, version light du PowerPoint made in pays du soleil levant 

Il s’agit de présentations orales avec pour support vingt slides projetés pendant vingt secondes chacun. Les slides ne peuvent contenir que des images sans texte.

IMG_7137

 

Mr. Eric Hellendorff, Directeur général de l’OFFA présentant- avec brio- l’Office au cours de l’exercice Pecha Kucha

 

 

 

 

Mr. Bossart se réjouit de cet exercice puisqu’il a permis la signature d’un document par sept grandes entreprises de la région et par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Wallonie Picarde par lequel lesdites entreprises s’engagent à soutenir les initiatives alternance sur le territoire WaPi. Ce qui cadre bien avec le but poursuivi au travers de cette soirée à destination des entreprises que Mme. Barroo décrit comme étant une réelle implication des entreprises, dans un esprit win-win.

Un projet à faire vivre

Face à ce constat positif, on ne peut que s’interroger sur d’éventuelles répliques. A ce titre, Mesdames Delmotte et Barroo soulignent que cette première édition d’alt&job et ses préparatives visaient aussi à développer un projet à faire vivre sur le territoire de la Wallonie picarde, qui constitue un modèle pouvant être décliné dans d’autres territoires en Wallonie et à Bruxelles, en lien avec l’OFFA et les instances bassins Enseignement qualifiant-Formation-Emploi.

 

WorldSkills Belgium, un mouvement pour la promotion des métiers manuels, techniques et technologiques via des compétitions !

WorldSkills Belgium est l’association belge de promotion des métiers manuels, techniques et technologiques reconnue par les instances internationales, WorldSkills Europe et WorldSkills International.

Monsieur Francis Hourant, Directeur de WorldSkills Belgium vous présente les actions et objectifs du mouvement WorldSkills:

WorldSkills Belgium représente la Belgique auprès de WorldSkills International (77 pays membres) et de WorldSkills Europe (28 pays membres). Ils partagent en commun les objectifs généraux que sont : « démontrer par ses actions que les métiers manuels, techniques et technologiques apportent une contribution essentielle au succès économique des pays et à l’accomplissement personnel des individus ».

Le projet global de WorldSkills (WSI), de WorldSkills Europe (WSE) et de WorldSkills Belgium (WSB) est basé sur 4 axes issus d’un cadre général :

Une vision commune consistant à améliorer notre monde grâce à la force des compétences techniques et six piliers communs, ou domaines d’intervention, qui sont: la « Promotion des filières qualifiantes et métiers techniques », l’organisation et la participation à des « Compétitions », les plus-values pour les secteurs de « l’Education et de la Formation », la « Coopération internationale » comme outil d’échange d’expérience, le développement de la « Vie professionnelle et des carrières » des jeunes et des Experts, les « Etudes et Recherches » dans son champ d’activité.

logo skills

 

Deux de ces quatre axes se présentent comme une déclinaison du cadre général du mouvement visant à rencontrer les objectifs spécifiques donnés à WorldSkills Belgium par les Gouvernements de Wallonie, de Bruxelles, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Communauté germanophone, ainsi que par ses partenaires de l’éducation et de la formation d’une part, et les partenaires sociaux d’autre part. Il s’agit de l’axe « mission » visant à mettre en valeur les filières qualifiantes et les métiers techniques ainsi qu’à démontrer les opportunités qu’elles représentent sur un plan personnel et professionnel. L’axe « position », quant à lui vise à faire de WorldSkills Belgium l’acteur de référence dans la promotion des métiers manuels, techniques et technologiques à l’horizon 2020.

En regard de cela, Mr. Hourant souligne que trop souvent, le grand public a une vision tronquée et réductrice de l’action et de l’impact du mouvement WorldSkills. La participation de jeunes talents belges à des compétitions internationales n’est que la partie visible d’un travail de fond au profit de l’enseignement et de la formation, avec pour objectif final de révéler et d’élever les niveaux de compétences des apprenants et des formateurs pour atteindre les standards internationaux d’excellence. Les bons résultats de nos jeunes montrent aussi tout leur talent et la bonne formation reçue.

Les valeurs principales défendues par WorldSkills Belgium sont : l’excellence professionnelle, la fierté et la passion de pratiquer son métier, la nécessité des « études tout au long de la vie », l’ouverture sur le monde (créativité, entrepreneuriat, multilinguisme, estime de soi et respect des autres, etc.).

Dans cet esprit-là, trois types de compétitions sont organisées : les startech’s days organisés tous les ans par WorldSkills Belgium avec tous les opérateurs de la formation en vue de sélectionner le team belge qui concourra aux compétitions internationales aux niveaux européens (EuroSkills) et mondial (WorldSkills).

Startech’s days, EuroSkills, WorldSkills, comment ça se passe ?

Deux événements grands publics ponctuent médiatiquement l’année : l’organisation, tous les ans, des Startech’s (de janvier à fin mars) en Belgique et la participation, alternativement, au Mondial des métiers, WorldSkills (à Abu Dhabi, en octobre 2017) ou au championnat européen des métiers, EuroSkills (à Budapest en 2018).

Les Startech’s sont organisés autour de deux axes : le championnat des métiers (en 2017, 30 métiers en compétition, plus de 700 jeunes de moins de 25 ans qui y ont participés, présélections lors d’événements comme le Salon de l’auto, Batimoi, etc.) et les Villages métiers.

Plus de 40.000 personnes ont assistés aux présélections 2017 aux quatre coins de Wallonie et Bruxelles, et 6.000 jeunes sont venus aux Startech’s Days à Namur et à Bruxelles les 20 et 21 mars (finales des 30 compétitions dans 6 grands secteurs d’activités, 70 animations d’informations et de découvertes dans les Villages métiers). Chaque finaliste (+ 250) voit son parcours valorisé par un certificat de participation. Les médaillés dans chaque discipline reçoivent en plus une formation technique unique de plusieurs jours avec un formateur, Expert pour WorldSkills Belgium qinsi qu’un stage de 2 jours de formation au « Soft skills » (adaptabilité, créativité, gestion du temps et du stress, motivation, etc.)

Et l’alternance dans tout ça ?

Les 700 inscrits aux Startech’s 2017 proviennent pour 25% de l’alternance (CEFA compris), 52% de l’enseignement secondaire, 13% de l’enseignement supérieur et les derniers 10% sont demandeurs d’emploi ou travailleurs.

L’équipe belge qui participera à WorldSkills Abu Dhabi est composée de 16 jeunes (9 Wallons, 1 Bruxellois, 1 Flamand, 5 Germanophones, 2 filles et 14 garçons). 6 sont issus de la filière en alternance. Tous vont maintenant recevoir une formation technique de plusieurs semaines ainsi que participer à deux week-end de Team building.

logo skills 2017

 

 

Pour plus d’information : www.worldskillsbelgium.be

 

 

Promotion

Nos apprenants et la vitrine de l’artisan

Hisser haut l’artisanat !

Depuis 2006, le concours national La Vitrine de l’Artisan vise à mettre en évidence des artisans belges de qualité, à promouvoir l’artisanat auprès du grand public et cherche à susciter des vocations auprès des jeunes.

Chaque année, un comité composé de représentants, tant néerlandophones que francophones, des différents partenaires de l’événement, de professionnels de l’artisanat et de représentants de structures économiques de notre pays, sélectionne un panel de 10 lauréats pour la qualité de leur produit, leur parcours, leur motivation et la bonne gestion de leur activité. Ces artisans sont en quelque sorte les ambassadeurs du secteur.

Deux types de prix sont décernés, ceux remis par le comité lors d’une cérémonie finale et celui octroyé par le public qui dispose d’un certain lapse de temps pour voter électroniquement pour son artisan préféré.

Apprenants : prix de l’apprenti, édition 2017 !

Outre la mise en évidence d’artisans-ambassadeurs du secteur, le concours organise, depuis 2016, le prix de l’Apprenti. Celui-ci vise à mettre en valeur un jeune apprenant qui se démarque par sa motivation et la qualité de son parcours et de sa formation artisanale. Un jeune qui peut servir d’exemple pour d’autres en prouvant que l’artisanat est porteur d’avenir !

Ce prix est accessible à tout apprenant de moins de 25 ans qui se forme ou s’est formé grâce à un lien contractuel ou de formation, rémunéré ou non, auprès d’un artisan. Ceci concerne les jeunes apprenants ouvriers, stagiaires, apprentis, compagnons, auditeurs… qui travaillent dans divers domaines : bois, métal, textile, produits de bouche, céramique…

Outre une occasion de témoigner de leurs parcours et de rencontrer des acteurs de leurs secteurs qui pourraient être utiles pour leur avenir, les apprenants recevant le prix de l’apprenti empocheront un chèque de 800€ ! …

L’édition 2017 !

L’année 2017 fût le témoin de la 12ème édition de la vitrine de l’artisan et de la 2ème édition du prix de l’apprenti. L’événement fût lancé officiellement le 1er février 2017, avec comme focus : « Vivre de son artisanat, ou comment mon savoir- faire s’allie à une bonne gestion, communication, motivation afin de me permettre de vivre de ma passion ».

La remise des prix 2017 a eu lieu le 19 juin à Marche-en-Famenne, dans sa prestigieuse Ecole Internationale de Lutherie.

Artisan 2016 - Logo

Rencontre

Coaches/ représentants et tuteurs

Coaches/ représentants sectoriels : Rencontres et club grandissant !

Depuis le dernier numéro de votre newsletter, le club des coaches et représentants sectoriels s’est agrandi :

L’OFFA souhaite la bienvenue à Madame Siham Hammich, nouvelle coach/ représentante sectorielle désignée par le Fonds social du Secteur immobilier (FS 323).

L’Office remercie Constructiv, organisation prestataire de services pour le secteur de la construction d’avoir intégré la dynamique des coaches/ représentants sectoriels, en désignant trois nouveaux coaches/représentants. Bienvenue à Madame Annie Closset et Messieurs Jean-Luc Saey et Ken Brochier au sein du réseau.

Bienvenue également à Monsieur Emmanuel Disabato, coach/représentant sectoriel désigné pour le secteur non marchand : fonds sectoriels APEF et FE-BI.

Le secteur de la coiffure a également entamé les démarches afin de rejoindre la dynamique des coaches/représentants sectoriels

La liste actualisée des coaches et représentants sectoriels est disponible sur le site de l’OFFA

Deux réunions des coaches ont été tenues récemment.

La plus récente s’est tenue, à l’invitation d’Alimento dont le champ d’action est l’industrie alimentaire belge, le 13 juin 2017, à Villers le Bouillet, au Centre Epicuris qui est le centre de compétence des métiers de bouche en Wallonie.

L’avant dernière réunion du réseau a eu lieu le 24 avril 2017 dernier, avec pour objectif, notamment, la validation de la procédure d’intervention des coaches/représentants sectoriels et des référents. Celle-ci a, entretemps, été communiquée par l’OFFA, par mail, aux opérateurs. Elle est également disponible sur le site de l’OFFA via une adresse URL communiquée aux personnes concernées.

Deux présentations figuraient au menu de cette réunion : les activités du secteur Fonds social et de garantie du secteur HoReCa, par Monsieur Pierre Poriau, secrétaire général de la fédération HoReCa Wallonie et le Consortium de validation des compétences (CVDC), par Madame Sébastienne Missonne, chargée de communication.

L’OFFA s’est intéressé de plus près à ces deux thématiques : en rencontrant Mesdames Missonne et Kempinaire du CVDC pour en savoir plus sur ce fameux Consortium et Monsieur Henri Doumont, coach/ représentant sectoriel, désigné par le Fonds social et de garantie du secteur HoReCa.

Avant d’être désigné coach/ représentant sectoriel par le Fonds social et de garantie du secteur HoReCa, Monsieur Doumont fut diplômé de l’Ecole Hôtelière de Namur en 1967. Il fut pendant 40 ans, dirigeant de la Fédération des Professionnels de l’HoReCa (Belgique et Wallonie) ainsi qu’au Fonds Social et à la CP 302. Il fut également Indépendant dans l’HoReCa de 1968 à 2014, formateur dans différents réseaux d’enseignement et de formation mais aussi Juge au Tribunal du travail (Liège, Namur et Dinant).

Pourquoi l’alternance et pourquoi votre secteur a-t-il pris part à la dynamique des coaches/ représentants sectoriels ?

Nous sommes partenaires dans l’alternance avec l’IFAPME, où nous délivrons des certificats de macro compétences et nous sommes partenaires avec les CEFA en ce qui concerne les CAI. Cela représente environ, suivant les années, entre 350 et 400 jeunes. De plus, le secteur de l’HoReCa compte environ 32 000 travailleurs, c’est le 2ème secteur après la construction à employer le plus de personnel. Il y a, dans l’HoReCa, une grande diversité de fonctions. Ceci étant, nous ne pouvions pas ne pas faire partie de cette dynamique.

La dynamique des coaches/ représentants sectoriels est en construction, quels types de travaux avez-vous accomplis jusqu’ici ?

Actuellement, ceux-ci consistent en des visites en entreprises en vue de l’octroi des agréments d’entreprises.

Tuteur en entreprise : formation et validation des compétences deux outils complémentaires : propos recueillis auprès de Madame Sébastienne Missonne chargée de communication au CVDC

Le Titre de compétence de Tuteur en entreprise

L’enseignement et la formation en alternance permettent d’augmenter les chances des apprenants de trouver un emploi en fin de parcours.

A ce titre-là, le Consortium de Validation des Compétences (CVDC) nous précise que l’OFFA et le CVDC ont un rôle complémentaire à jouer en faveur de l’insertion socio-professionnelle en Wallonie et à Bruxelles.

La mission du CVDC est d’organiser les démarches visant à reconnaître par un système légal et complémentaire au système de certification scolaire des compétences acquises de façon formelle, informelle ou non formelle. Ceci, via l’obtention d’un Titre de compétence reconnu par les partenaires associés suite à une épreuve de validation des compétences.

Depuis 2003, le dispositif est accessible pour toute personne de plus de 18 ans et le titre obtenu en fin de parcours est reconnu par la Région wallonne, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale. Il peut être une preuve des compétences face à un employeur ou pour reprendre une formation allégée.

Si un passage par le CVDC permet d’officialiser les compétences acquises, il permet aussi de détecter d’éventuelles lacunes dans l’exercice du métier et de rebondir ensuite vers des formations en vue de combler ces dernières. Les épreuves proposées par le CVDC portent sur des parties de métiers.

Dans le cadre des missions de l’OFFA, la complémentarité entre l’Office et le CVDC réside en la possibilité de faire valider officiellement les compétences d’un tuteur en entreprise. Selon la logique du CVDC, ce processus s’adresse aux personnes ayant de l’expérience professionnelle en tant que tuteur mais ne disposant pas de titres officiels attestant de leurs compétences en la matière. Les compétences transversales du Tuteur en entreprise ainsi validées sont intersectorielles.

Formations au tutorat

Pour des personnes qui voudraient obtenir ou compléter leurs connaissances en tant que Tuteur en entreprise….

L’OFFA a répertorié les différentes structures organisant des formations reconnues pour tuteurs en entreprises.

Le site de l’OFFA propose une liste évolutive (http://offa-oip.be/accueil/incitants-financiers/) des différents organismes via lesquels se former au métier de tuteur. Il s’agit, en effet, d’un véritable métier ne s’improvisant pas, il convient d’en maîtriser tous les paramètres afin d’encadrer adéquatement l’apprenant tout au long son apprentissage du métier choisi.

Outre cet objectif, cette formation aussi bien que le Titre de compétence permet de répondre à l’une des conditions requises pour accéder aux primes issues de la refonte des incitants financiers en Wallonie.

Rencontre

Sherifa Ziat ou Madame double casquette, tantôt apprenante en alternance, tantôt chargée de projet pour l’alternance !

L’OFFA a accueilli, en son sein, Madame Sherifa Ziat, étudiante stagiaire dans le cadre d’un master en sciences du travail, en alternance, à horaire décalé. L’Office remercie cette collaboratrice pour son précieux concours et a souhaité lui donner la parole pour dresser un bilan de son expérience dans l’alternance en tant qu’apprenante mais aussi en tant que membre de l’OFFA, chargée du projet « cartographie ».

Sherifa, pouvez-vous expliquer brièvement à nos lecteurs comment s’articule ce master en alternance ?

Depuis septembre 2016, l’ULB organise son premier master en alternance à horaire décalé.

Il se donne sur deux ans et sur ces deux ans, nous avons à faire deux stages qui doivent durer entre 80 et 120 jours par an.

C’est dans ce cadre-là que je fus stagiaire à l’OFFA entre décembre 2016 et mai 2017.

Ce master au cursus pluridisciplinaire a pour objectif de former des spécialistes en organisation et gestion du travail en leur offrant la possibilité d’obtenir un diplôme universitaire de deuxième cycle et d’acquérir, par la formation en entreprise, des compétences professionnelles.

Voulez-vous bien retracer à nos lecteurs votre parcours professionnel jusqu’à votre décision de prendre part à ce master en sciences du travail et en alternance ?

Je suis titulaire d’un graduat en droit, à la suite duquel j’ai travaillé en tant qu’employée en agence bancaire durant une dizaine d’année pour embrayer ensuite vers le secteur de l’assurance où j’ai occupé la fonction de gestionnaire de production et sinistres.

S’en est suivie une période d’inoccupation au cours de laquelle les offres d’emplois ne correspondaient pas à mes attentes. J’ai alors souhaité donner une autre orientation à ma vie professionnelle. S’est posée alors l’éventualité, pour ce faire, de passer par une formation.

C’est alors que j’ai reçu une invitation de la part du FOREM pour assister à une séance d’information à l’ULB (Campus de Charleroi) à propos du master en sciences du travail, en alternance, à horaire décalé.

J’ai décidé de prendre part à ce programme car il est de niveau universitaire et permet, en marge des cours théoriques, de se former en entreprise.

En quoi était-ce important pour vous de vous former aussi en entreprise ?

L’enseignement universitaire permet d’acquérir un esprit critique en plus de bénéficier de cours de qualités dans la branche choisie. Une immersion en milieu professionnel permet de mettre en œuvre les concepts rencontrés, de les confronter aux réalités du terrain. A titre personnel, une formation supplémentaire était intéressante et ce master en alternance m’a permis de me replonger dans le monde du travail, car celui-ci a évolué depuis mon dernier contrat. Cela permet aussi de mettre à profit mon expérience et d’acquérir de nouvelles compétences. J’ai évolué, par le passé, dans le secteur de l’économie, pour des employeurs privés, via mon stage à l’Offa, j’ai découvert le secteur public et ses spécificités.

Quelles missions ont été effectuées lors de votre stage au sein de l’OFFA ?

Au cours de ma formation pratique à l’OFFA, j’ai collaboré à un projet de cartographie reprenant les offres de formations qui permettent l’accès au dispositif des clauses sociales en Wallonie.

L’outil cartographique consiste en un dispositif interactif permettant d’identifier, à partir de la base de données, l’offre de formation en alternance par bassin, par code postal ou par région, également par métier ou grappe de métiers ou selon l’opérateur.

Le but de cet outil est de faciliter le travail des entreprises qui souhaitent répondre à un « besoin de stagiaires ». Ceci en offrant une visibilité géographique de l’offre de formation en alternance (notamment dans le cadre des marchés publics pour répondre aux clauses sociales) par métier. Cela permettra le choix du dispositif le plus adapté aux besoins de l’entreprise et, lorsque l’outil cartographique sera créé, l’information sera plus accessible pour les acteurs concernés.

Pendant mon stage, il m’était également demandé de seconder des chargés de projets dans le cadre des travaux de création d’un nouveau site Internet pour l’OFFA et d’une plateforme unique et interactive de l’alternance.

Comment envisagez-vous votre avenir professionnel à l’issue de ce master en alternance ?

Mon souhait, à l’issue de ce master, est de pouvoir intégrer un département de formation continue au sein d’une entreprise ou d’une institution publique, en tant que conseillère en orientation ou en formation.

Pourquoi cet attrait pour le monde de la formation ?

Il s’avère que dans le cadre de quelques heures de stage relatif à des études passées, j’ai pu dispenser des cours sur la gestion des paiements à des apprenants de CEFA. Cette expérience dans l’enseignement m’est apparue très intéressante.

De plus, dans le courant du premier trimestre 2016, j’ai participé à un atelier de recherche active d’emploi, et selon les différents tests d’orientation effectués, les résultats convergeaient tous vers la formation et l’accompagnement.

Quel serait l’avantage, selon vous, pour une entreprise de recourir à un apprenant en alternance et à le former en son sein ?

Via une étroite collaboration entre les centres de formation/ d’enseignement et les entreprises, il est possible de former l’apprenant en vue d’acquérir les compétences nécessaires pour un emploi visé. A la fin de son parcours en alternance, l’apprenant peut être complètement opérationnel selon les réalités du terrain. Pour les entreprises, il s’agit d’un point très positif.

Enfin, après cette expérience, en tant que chargée de projet à l’OFFA, quel regard portez-vous sur l’alternance?

Je pense qu’il y a lieu d’inclure, dans les cursus scolaires de l’enseignement secondaire jusqu’au master, une période d’immersion pour tous les types d’études. La mise en pratique de la théorie est, selon moi, élémentaire et l’alternance, comme méthode d’enseignement/ de formation permettrait de remplir cette fonction. De plus, recourir à l’alternance permettrait de déterminer avec plus d’exactitude quel métier est réellement celui que l’on désire faire, elle aurait donc un rôle intéressant à jouer en matière d’orientation en marge de permettre l’acquisition de savoir, de savoirs faire et de savoir être, essentiels sur un plan professionnel comme privé.