Mesdames,
Messieurs,

L’Office francophone de la formation en alternance a enfin pris son envol.  L’accord de coopération de 2008, signé entre les Gouvernements de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Région wallonne et de la Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale (Cocof) nous l’avait annoncé. La gestation fut un peu longue. Peu importe. L’OFFA est devenu réalité. Il se doit désormais de porter haut les couleurs de la formation et de l’enseignement en alternance, de leur donner une plus grande visibilité, d’en clarifier les perspectives.

Le monde change. Tous les partenaires sont aujourd’hui convaincus de la pertinence de ce projet. Le monde de l’entreprise ouvre ses portes, les Services publics se montrent intéressés, les partenaires sociaux nous soutiennent : nous devons aller de l’avant et permettre à un plus grand nombre de jeunes, en quête d’un débouché professionnel, de s’engager dans cette voie émancipatrice qui conduit à l’emploi.

Une équipe est désormais constituée. Sous la houlette de son directeur général, Eric Hellendorff, elle relève les défis. C’est avec grand plaisir que je vous invite à parcourir cette première lettre d’information de l’OFFA et de découvrir ainsi ce nouvel organisme, ses services, ses projets.

Bonne lecture,

Eric DAUBIE
Président du Conseil d’Administration

Brève

Une équipe en évolution permanente

A l’image de l’alternance en Belgique francophone, l’équipe de l’OFFA est en évolution constante. Actuellement, composée de onze personnes : Eric Hellendorff : Directeur général, Morgane Godfrinne : Assistante administrative, Cécile Emond : Chargée de mission, Michel Glemot : Chargé de mission, Françoise Mulot : Chargée de mission, Sherifa Ziat : Chargée de projet « cartographie », Cédric Rolin : Chargé de projet « Plateforme de l’alternance », Odile Laureys : Cheffe de projet « Plateforme de l’alternance », Jean-Marc Verriest : Chargé de communication. En février dernier, l’OFFA a eu le plaisir d’accueillir : Hong-Phi Pham Cao, Juriste et Michel Urbain, Chargé de mission en provenance de l’IFAPME.

Brève

Le mot du Directeur Général

Chers partenaires,

Comme promis lors des quatre journées d’information et de rencontre tenues à Beez et à Bruxelles ces derniers mois à l’initiative des cabinets Tillieux, Gosuin et Schyns que nous remercions ici ainsi que la DGO6 du SPW pour leur partenariat, la petite équipe de l’OFFA a tenu à revenir vers vous, les praticiens de l’alternance, de façon à poursuivre et à déployer le dialogue amorcé et les collaborations esquissées.

Cette newsletter n’est qu’un premier pas, une première impulsion, disons « artisanale » dans l’établissement d’un véritable réseau de l’alternance, un réseau apprenant et coopérant qui se nourrira des bonnes pratiques des uns et des autres, mais aussi des essais avortés, des projets abandonnés, bref, de tout ce qui fait la vie d’organisations dynamiques qui ont pour formidable mission d’accompagner les jeunes vers l’avenir en leur donnant les meilleurs atouts possibles, eux-mêmes, dans le meilleur environnement socio-économique possible.

Cette newsletter n’est qu’un premier pas, une première impulsion, disons « artisanale » dans l’établissement d’un véritable réseau de l’alternance

L’OFFA s’inscrit résolument dans la perspective d’une sorte de « centre de ressources » commun

  • Qui veille à ce que l’information circule à tous les niveaux,
  • Qui capte les remontées du terrain, les questions et les difficultés rencontrées,
  • Qui apporte des réponses concrètes lorsqu’elles existent,
  • Ou qui mobilise l’expertise nécessaire, voire organise les concertations nécessaires pour apporter des solutions collectives.

L’OFFA ne veut pas agir comme ou à la place d’un opérateur, il est à leur service comme il est au service des apprenants, des secteurs professionnels et des entreprises.

Comme organisme d’intérêt public, l’OFFA dépend des trois pouvoirs de tutelle : Région Wallonne, Fédération Wallonie-Bruxelles, Commission communautaire française et reçoit ses missions de l’accord de coopération-cadre, conclu en 2008, mais concrétisé en 2015, notamment à travers le nouveau contrat d’alternance et la création de l’OFFA.

Le contrat d’alternance et le Vade-mecum ont été actualisés pour corriger les maladies de jeunesse (les textes vont apparaître incessamment) tandis que le régime des incitants financiers à la formation en alternance a été revu et corrigé : notre OFFA-News vous tiendra informés des évolutions en cours tandis que le site de l’OFFA vous permet d’aller plus loin au besoin.

Mais, l’OFFA- News est aussi votre newsletter, c’est pourquoi différentes rubriques sont consacrées à des entretiens avec nos partenaires ou à des présentations intéressant l’ensemble du Réseau.

N’hésitez pas à (re)venir vers nous, à réagir, questionner, proposer : cette publication est aussi la vôtre, merci déjà à celles et ceux qui nous ont proposé leur concours.

Toujours à votre service,

Eric Hellendorff,

Directeur général

Annonce

Le credo de L’OFFA, écouter et informer ses interlocuteurs 

Le monde de l’alternance belge francophone se trouve dans une phase transitoire dans la perspective d’aboutir à des processus plus cohérents et simplifiés. Une transition pendant laquelle des procédures et documents temporaires sont souvent de mise. Consciente des difficultés engendrées dans une telle période pour les acteurs de terrain, l’équipe de l’OFFA met tout en œuvre pour mener à bien les différents chantiers et en réduire les inconvénients.

A ce titre, pour informer son public, l’Office dispose d’un site Internet sur lequel les informations « théoriques » sont répertoriées. Il comporte en outre une FAQ (Foire Aux Questions) fournissant des réponses complémentaires. Il est possible d’adresser vos questions à l’OFFA par mail.

Suite aux réformes en cours et notamment la refonte des incitants financiers à la formation en alternance ainsi que la mise en place des coaches/représentants sectoriels, les cabinets ministériels ont proposé à l’OFFA et au SPW-DGO 6 de co-organiser des journées d’information et de discussion en Wallonie (Beez, les 10 et 24 octobre 2016 ainsi que le 12 décembre 2016) et à Bruxelles (le 10 novembre 2016).

Ces différentes journées informatives furent un succès : ce ne sont pas moins de 400 personnes qui s’y sont présentées ! D’ailleurs, il a fallu ajouter la journée du 12 décembre, non planifiée initialement, au regard du nombre élevé de demandes d’inscription.

Ces événements ont été l’occasion pour les acteurs de l’enseignement et de la formation en alternance d’échanger leurs expériences et d’en apprendre un peu plus sur les évolutions en cours mais aussi de faire part à l’OFFA de leurs questions quant aux différentes procédures en chantier.

Chose promise, chose due, l’Office a répertorié les questions des participants et a cherché à y apporter les réponses les plus précises et les plus concrètes. Ce sont vos réflexions qui permettent à l’OFFA d’avancer dans ses prérogatives mais aussi de nourrir l’OFFA-news pour tous.

Si certaines questions/ réponses se rapportant à des thématiques spécifiques peuvent être consultés sur l’onglet « Foire Aux Questions » du site Internet de l’OFFA, des questions aux thématiques larges et nécessitant des réponses plus développées sont présentées au sein de ce premier numéro de l’OFFA-news, article « Vos interpellations, ou, comment naviguer en eaux claires ! ».

Focus

Les incitants financiers (primes), les agréments et le coaches sectoriels

Pour prétendre bénéficier d’une quelconque prime, l’entreprise (bruxelloise ou wallonne) doit être agréée par un opérateur de formation/ d’enseignement.

Les documents utiles à la procédure d’agrément ont été communiqués, par l’OFFA, aux opérateurs et aux fonds sectoriels. Ils sont au nombre de 5 : D1 – Demande d’agrément, D2A- Rapport de visite, D2B- Rapport de visite à l’attention des coaches/ représentants sectoriels, si le secteur visé en dispose, D3- Agrément définitif et D4- Refus/ retrait/ suspension d’agrément. Les documents D1, D2A et D2B ont été adaptés pour une entrée en vigueur de la nouvelle procédure au 1er février 2017.

Les entreprises déjà agréées entre le 01/09/2009 et le 31/08/2015 auprès d’un opérateur, sont considérées comme agréées automatiquement (Agrément Automatique).

Les entreprises ayant introduit une demande d’agrément auprès d’un opérateur à partir du 01/09/2015 bénéficient, dès la date d’introduction du formulaire de demande d’agrément, d’un agrément provisoire. L’opérateur dispose d’un délai de trois mois maximum pour transformer (ou non) cet agrément provisoire en agrément définitif.

Si les anciens systèmes de primes continuent à courir jusqu’à la fin des contrats qui y ont donné droit, concernant les nouvelles demandes, une fois que l’entreprise est en ordre d’agrément, son droit à bénéficier de primes sera quelque peu différent en fonction de sa localisation à Bruxelles ou en Wallonie.

A Bruxelles, les travaux de reconfiguration des incitants pour les entreprises sont en cours et, pour l’instant, les systèmes actuels de primes continuent à fonctionner comme avant : rien ne change.

En Wallonie, par contre, une fois que l’entreprise est agréée, quatre types de primes sont désormais possibles :

  • La prime P1 s’adresse aux indépendants (qui se lancent dans l’alternance) 
  • La prime P2 s’adresse aux entreprises (qui pratiquent l’alternance)
  • La prime P3 s’adresse aux apprenants
  • La prime P4 s’adresse aux opérateurs

Les procédures, les conditions d’octroi et  les formulaires à remplir en vue de l’obtention des primes sont disponibles sur le site de l’OFFA. Certains de ces documents sont encore provisoires. Des groupes de travail se réunissent pour établir la version définitive des procédures et formulaires relatifs aux incitants financiers et, nous l’espérons, sur un mode le plus automatique possible.

Pour les primes P3 et P4, de par leurs conditions d’octroi au niveau temporel, les procédures et documents seront communiqués ultérieurement sur le site de l’OFFA.

Les opérateurs peuvent faire remplir et signer aux patrons d’entreprises les formulaires P1 et P2, les envoyer, pour validation à l’OFFA qui, à son tour, les enverra à la DGO6/ SPW pour liquidation.

A propos du formulaire P1 (indépendant), l’opérateur doit l’envoyer, correctement complété, par mail (primeindependant1@nulloffa-oip.be) à l’OFFA qui lui enverra un accusé de réception ainsi qu’un numéro de référence de la demande. Ce dernier est à conserver précieusement et sera à indiquer lors d’éventuelles communications ultérieures.

Les formulaires P2 (entreprises) complétés peuvent également être envoyés par l’opérateur, par mail (primeentreprise@nulloffa-oip.be), à l’OFFA qui en accusera réception et communiquera, sous peu, la procédure à suivre aux opérateurs. Pour pouvoir bénéficier de cette prime P2, le tuteur encadrant l’apprenant doit être agréé.

Pour être agréé, un tuteur doit avoir suivi une formation au tutorat (de minimum 8 heures) ou disposer d’un titre de compétences de « tuteur ». Les formations au tutorat peuvent être suivies auprès du FOREM, de l’IFAPME ou du SFPME, de l’enseignement de promotion sociale ou encore d’un fonds sectoriel dont la formation au tutorat était reconnue par le SPF emploi, travail et concertation sociale. Il y a, en outre, la possibilité de faire appel au consortium de validation des compétences qui offre la possibilité au tuteur de faire valider et reconnaître ses compétences, pour pouvoir, notamment, avoir accès aux primes, sans forcément devoir passer par une formation.

Le site de l’OFFA mentionnera prochainement les adresses de contact pour les renseignements et inscriptions à ces formations et validations de compétences.

Dans le contexte de reconfiguration des incitants financiers, s’inscrit le souhait d’améliorer l’encadrement des apprenants en entreprises ainsi qu’en centre de formation/ d’enseignement. D’où la volonté d’impliquer les secteurs professionnels et en particulier les fonds sectoriels en désignant des coaches et représentants sectoriels

Nous parlerons de « coaches sectoriels » en Wallonie et de « représentants sectoriels » à Bruxelles. Il n’y aura pas nécessairement de coach ou de représentant pour chaque secteur ou métier, et, dans ce cas, rien ne change par rapport à la pratique actuelle.

Leurs missions sont de quatre types : instruire les demandes d’agrément des entreprises par une visite sur place et la remise d’un avis, conseiller les entreprises du secteur et soutenir les tuteurs, soutenir et documenter l’opérateur et promouvoir l’alternance auprès des entreprises en vue de les inciter à accueillir des apprenants (à Bruxelles, cette fonction sera remplie par les futurs prospecteurs).

En Wallonie, les coaches sectoriels devront obligatoirement être consultés pour avis dans le cadre de la procédure d’agrément. A Bruxelles, ils pourront être consultés, mais, sans obligation. Dans les deux cas, la responsabilité d’octroi (ou non) de l’agrément à l’entreprise reste entre les mains de l’opérateur d’enseignement/ de formation.

Le site de l’OFFA renseigne les coaches et représentants sectoriels proposés par les fonds sectoriels. Les coaches sectoriels sont reconnus officiellement dès la signature de la convention prévue à cet effet entre leur fonds sectoriel et la Ministre Wallonne de l’Emploi et de la Formation.

Des rencontres très instructives se tiennent entre OFFA, Opérateurs et Fonds sectoriels dans l’optique d’amorcer ensemble une dynamique sectorielle.

Cécile Emond, Chargée de mission à l’OFFA, en résume les enjeux:

L’OFFA est pleinement investi dans la dynamique sectorielle qui se présente comme porteuse pour l’alternance en termes d’encadrement des jeunes et, in fine, de promotion de cette méthode d’apprentissage.

A ce titre, l’Office initie les réunions du réseau des coaches et représentants sectoriels. L’assemblée qui y est présente est composée de représentants de la formation (IFAPME et SFPME), de l’enseignement (DGE, SEGEC, CEPEONS, Fédération Wallonie Bruxelles), des secteurs (en ce compris les coaches sectoriels déjà nommés) et des membres de l’OFFA.

L’OFFA prépare les travaux et soumet ceux-ci à la discussion des membres du réseau et à la réflexion en vue d’une validation collective.

Les réunions organisées jusqu’ici avaient pour objectif de travailler à la définition du processus d’intervention des coaches/ représentants sectoriels et des référents, de leurs rôles respectifs, de faire le point sur les différentes désignations. Il fût aussi question de la formation de ces coaches et représentants sectoriels mais également de l’information et de la formation des référents.  Outre cela, la validation des documents utiles aux coaches et représentants dans le cadre de l’agrément des entreprises était aussi au programme. A ce titre, au cours de la réunion du 11 janvier passé, le formulaire D2B, à usage des coaches et représentants sectoriels, a été validé et communiqué par l’OFFA aux interlocuteurs concernés.

Jusqu’à maintenant, deux de ces réunions ont été tenues sous l’égide de l’OFFA. La première a eu lieu dans les locaux de l’OFFA, le 21 novembre 2016. C’est le secteur ALIMENTO qui a accueilli dans ses locaux la deuxième rencontre.

A ce titre, et dans l’optique de faire de cette newsletter, VOTRE newsletter, l’OFFA-News souhaite donner la parole à ce secteur.

Alimento, regroupe les services sectoriels (gérés par les partenaires sociaux) qui sont proposés aux travailleurs et aux employeurs de l’industrie alimentaire (CP 118 et CP 220). Il regroupe les services d’IFP asbl et de Synersec asbl.

L’OFFA a interrogé Monsieur Laurent Gall, Coordinateur Formation à l’IFP asbl (située à Anderlecht), quant à la dynamique des coaches sectoriels et le remercie pour sa contribution.

Qu’est-ce qui a motivé votre secteur (Alimento) à embrayer dans la dynamique des coaches sectoriels ? Pourquoi avoir répondu présent?  

Laurent Gall : L’alternance est une voie royale vers l’insertion durable dans notre secteur et nous tenons absolument à la promouvoir encore plus qu’auparavant.  L’opportunité de pouvoir engager un coach sectoriel « alternance » avec l’aide financière de la Région wallonne, nous a donc convaincus de nous engager dans cette voie et de profiter de la dynamique initiée.  À côté de notre conseillère qui gère le Contrat d’Apprentissage Industriel (CAI), nous avons donc engagé une deuxième personne spécifiquement dédiée à la promotion du contrat d’alternance auprès des TPE et PME du secteur.  L’ambition est de favoriser l’alternance des jeunes, issus tant de l’IFAPME, du SFPME, que des CEFA, dans le secteur alimentaire qui est un grand pourvoyeur de main d’œuvre en Fédération Wallonie – Bruxelles.

Que représente l’alternance pour votre secteur ? Pourquoi marque-t-il son intérêt vis-à-vis de cette méthode d’apprentissage ? En quoi est-il intéressant pour lui de « mettre son grain de sel » dans les rouages de l’alternance ?

Avant l’arrivée du contrat commun d’alternance, les partenaires sociaux de l’industrie alimentaire soutenaient uniquement le CAI via les CEFA.  Cela représente en Belgique environ une centaine de jeunes chaque année qui apprennent un métier de l’industrie alimentaire via ce système de CAI.  La possibilité maintenant de pouvoir également soutenir le nouveau contrat nous motive énormément puisque nous allons ainsi pouvoir toucher au moins 200 jeunes supplémentaires.  Voilà un beau défi à relever : augmenter la qualité des apprentissages en entreprise pour les jeunes en alternance grâce à l’engagement d’un coach sectoriel qui pourra aider, soutenir et conseiller les entreprises alimentaires dans leurs démarches d’accueil d’abord et ensuite de développement des compétences de tous ces jeunes.

Voilà un beau défi à relever : augmenter la qualité des apprentissages en entreprise pour les jeunes en alternance grâce à l’engagement d’un coach sectoriel qui pourra aider, soutenir et conseiller les entreprises

Une autre motivation de favoriser l’alternance des jeunes en entreprise via notre coach sectoriel provient de la réalité de terrain : dans les écoles de l’enseignement secondaire francophone ou dans les centres de formation de l’IFAPME ou du SFPME, il n’y a pas d’équipement didactique spécifique pour apprendre les métiers plus industriels du secteur alimentaire comme l’opérateur de production ou le conducteur de ligne de production en industrie alimentaire ; voire les métiers de la transformation industrielle de la viande.  D’où l’importance de favoriser l’alternance pour permettre aux jeunes de se familiariser avec les outils de production présents en entreprise.

Qu’est-ce que votre secteur, par le biais de sa participation à cette dynamique, pourrait apporter à l’alternance ?

Tout d’abord notre connaissance du secteur, de ses métiers et donc notre grande expertise des entreprises et de leurs besoins de compétences.  Ainsi le coach sectoriel que nous avons engagé, Monsieur Alain Bury, met dès aujourd’hui ses 40 années d’expérience du secteur de la boulangerie – pâtisserie (artisanale et industrielle) au service d’ALIMENTO et de cette nouvelle mission. Il est dès à présent disponible pour ce nouveau défi que nous lui proposons de relever ; à savoir : dans le cadre du nouveau paysage de l’alternance en Fédération Wallonie – Bruxelles :

  • Promouvoir l’alternance auprès des entreprises du secteur
  • Agréer de nouveaux patrons au niveau du contrat d’alternance
  • Conseiller les tutrices et tuteurs en entreprise qui encadrent les jeunes apprenants.

De plus, les partenaires sociaux de l’industrie alimentaire ont souhaité :

  • Permettre aux jeunes sous contrat d’alternance d’accéder gratuitement aux formations qu’ALIMENTO organise en collaboration avec son vaste réseau de partenaires formation
  • Développer les compétences des tuteurs / tutrices en entreprise en leur permettant de suivre des formations via ALIMENTO
  • Des outils de formation à distance sont également développés et disponibles pour les jeunes en alternance.

Voilà de manière concrète comment ALIMENTO va contribuer à développer une alternance de qualité dans le secteur.

Selon vous, en l’état actuel des travaux liés à la dynamique sectorielle, quel est l’intérêt des coaches/ représentants sectoriels pour les parties concernées par l’alternance (jeunes, les entreprises et les centre de formation/ d’enseignement liés à l’alternance) ? 

Depuis le début de notre fonds sectoriel de formation, soit déjà plus de 25 ans maintenant, les partenaires sociaux ont toujours été attentifs à permettre aux jeunes, via l’alternance, de s’insérer durablement dans le secteur.  4 jeunes sur 5 sont engagés par l’entreprise qui a contribué à leur formation en alternance.  Nous voulons qu’un plus grand nombre de jeunes, demain, puissent s’engager dans la voie de l’alternance.  Le nouveau coach engagé, et mon équipe, souhaitons ardemment amplifier la dynamique enclenchée en soutenant tous les acteurs de l’alternance : les jeunes, les opérateurs d’enseignement ou de formation et les entreprises avec leurs tuteurs.

Et l’intérêt d’avoir des coaches/ représentants sectoriels pour votre secteur d’activité ?

Tout simplement pouvoir être impliqué dans le dispositif et ainsi contribuer à sa croissance, en s’appuyant sur notre grande expertise issue du CAI précédemment.  Pouvoir aussi apporter nos ressources sectorielles afin d’amplifier la dynamique, en s’appuyant les uns sur les autres.  Car ensemble, on peut aller plus loin !

Comment souhaitez-vous voir évoluer la fonction de coach/ représentant sectoriel ?

Les rôles du coach me semblent déjà bien définis aujourd’hui et je préfère avancer petit à petit en créant la fonction et en collaborant de manière étroite avec l’ensemble des acteurs.

Donnons-nous le temps de mieux nous connaître pour mieux collaborer et obtenir des résultats importants.

Laurent Gall, coordinateur formation. Propos recueillis par l’OFFA.

Rencontre

Création des nouvelles commissions CAI « Contrat d’Apprentissage Industriel »

Michel Glemot est Chargé de mission à l’OFFA et secrétaire des commissions CAI mises en place. 

Avant la sixième réforme de l’Etat, les CAI étaient gérés par des comités paritaires d’apprentissage.  A présent, les compétences de ces comités paritaires sont reprises par des commissions CAI et ne sont plus du ressort du fédéral mais bien de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Région Wallonne.

Ces commissions CAI doivent être créées et gérées par les secteurs (et fonds sectoriels). L’OFFA y collabore en y remplissant une fonction de secrétariat et en y disposant d’une voix consultative. En marge de cela, l’Office est chargé de la réception des documents liés aux demandes d’agrément, aux contrats CAI et aux éventuelles ruptures de contrat CAI, et ce, uniquement pour les commissions paritaires 112 (garages), 149.1 (électricité), 149.2 (carrosserie) et 149.4 (commerce du métal).

A ce jour, quatre commissions CAI ont déjà été mises en place :

  • La 149.1 (électricité), en octobre 2016
  • La 111 (construction métallique), en décembre 2016
  • La 118/220 (alimentaire), en décembre 2016
  • La 302 HoReCa, en mars 2017

D’autres commissions CAI devraient être mises en place prochainement.

Plus d’informations sur le site web de l’OFFA.

Flash

Le contrat d’alternance et ses travaux en vue de créer un document définitif 

Des explications le concernant sont consultables sur le site de l’OFFA, et ce, en version résumée ou en version détaillée, page 10 du Vade-Mecum rédigé par l’OFFA.

Si le contrat d’alternance est en vigueur depuis septembre 2015, il fait, actuellement, l’objet de travaux d’actualisation. Il est donc en version provisoire. La dernière version du document est celle approuvée, en première lecture, le 07 juillet 2016. Notre site publiera les nouveaux arrêtés dès leur parution.

Les contrats d’alternance qui ont déjà été signés devront être, dans le futur, adaptés en fonction des nouvelles dispositions : ils feront l’objet d’un avenant dont l’OFFA proposera un modèle type.

Flash

La question des trois semaines obligatoires et consécutives et des quatre semaines facultatives et non-consécutives

Les apprenants, peu importe leurs âges, ont l’obligation de prendre trois semaines consécutives de congés entre le 1er mai et le 31 octobre de l’année en cours.

De quel type de congés peuvent être composées ces trois semaines obligatoires et consécutives ?

  • De vacances scolaires non rétribuées :

Les apprenants ont la possibilité de faire valoir, auprès de leur employeur, leur droit à quatre semaines de congés non-rétribuées et ne devant pas être pris de manière consécutive (cela correspond aux vacances scolaires). La période pendant laquelle ces congés peuvent être pris s’étend du 1er janvier au 31 décembre de l’année en cours. Il faut que les dates auxquelles l’apprenant entend prendre ces congés soient précisées pour, maximum, le 30 avril de l’année concernée. La détermination de ces dates doit être le fruit d’une concertation entre l’apprenant, le référent et l’entreprise.

Les 3 semaines consécutives à prendre entre le 1er mai et le 31 octobre peuvent être constituées de jours pris dans le “quota” des 4 semaines que l’apprenant peut demander entre le 1er janvier et le 31 décembre, mais aussi de congés légaux, de vacances européennes et de jours de chômage temporaire pour cause de vacances annuelles, en cas de fermeture collective.

  • De congés légaux :

En fonction du nombre de jours où l’apprenant a travaillé l’année précédente, il aura droit à un nombre de jours de congés, dit promérités, et donc, rémunérés. Il lui est tout à fait loisible de poser ces jours de congés pendant la période de congés obligatoires de trois semaines consécutives qui est expliquée en début de ce flash.

  • Autres :

En matière de congés, l’apprenant peut avoir droit à des « vacances européennes ». Depuis 2012, les vacances européennes permettent à l’apprenant de prendre des congés payés lors de la première année de formation pratique en entreprise, et ce, en l’absence totale ou partielle de vacances légales payées, et donc, proméritées sur base de l’année civile précédente.

Attention : Il s’agit donc d’une avance sur les congés payés de l’année suivante, c’est un droit facultatif et l’entreprise n’est pas obligée de les garantir.

Attention :

Si l’entreprise ou le secteur prévoit une période de fermeture pour cause de vacances, les vacances payées légales doivent être prises pendant la période de fermeture collective.

L’apprenant ne peut pas prendre ses vacances annuelles pendant les jours de formation en centre d’enseignement/ de formation !

Les jours de repos compensatoires pris doivent être déduits de ces quatre semaines de congés non-rétribués.

L’OFFA remercie vivement les Cabinets Tillieux et Gosuin d’avoir suscité et financé ces séances informatives de Beez et Bruxelles, en partenariat avec le Cabinet Schyns et d’avoir ainsi permis à l’Office d’amorcer un dialogue direct avec les participants qui se poursuivra notamment à travers l’OFFA-News.

Flash

Qu’est-ce qui répond au doux nom de DGO6-SPW et qui collabore avec l’OFFA ?

La Direction générale opérationnelle de l’Economie, de l’Emploi et de la Recherche (DGO6) appartient au Service public de Wallonie. Elle conseille et informe les entreprises en matière d’emploi et de formation professionnelle. Elle octroie les permis de travail et gère les dispositifs d’insertion professionnelle des demandeurs d’emploi.

Dans le cadre des politiques transversales à la Région et à la Communauté française, elle soutient les politiques d’alphabétisation, de validation de compétences, d’orientation tout au long de la vie, les Cyberclasses et Ecole numérique, ainsi que la formation en alternance en Région wallonne de langue française.

A ce titre, la DGO6 a pris part au GTI (Groupe de Travail sur les Incitants financiers) en apportant sa pierre à l’édifice dans la reconfiguration, en Wallonie, des systèmes de primes nouvellement mises en route.

La DGO6 et l’OFFA collaborent étroitement dans la gestion des primes issues de la reconfiguration des incitants financiers. La DGO6 procède, pour la Région wallonne de langue française, à la liquidation de ces primes auprès des publics concernés.

Enfin, la DGO6-SPW participe et assure le secrétariat du « Comité de pilotage de la plateforme de l’alternance » et est ainsi informée des différentes avancées des travaux en vue de la mise en place de la « plate-forme interactive et unique de la formation en alternance » et des mesures transitoires qui précèderont cette mise en place.

Bruxelles

Bruxelles, l’alternance, la stratégie bruxelloise 2025 et le plan de formation 2020

Pour faire face aux défis économiques de la Région de Bruxelles-Capitale, le Gouvernement régional bruxellois, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Commission communautaire française, la Vlaamse Gemeenschapscommissie et les partenaires sociaux ont décidé de s’unir dans le cadre d’une politique commune : la Stratégie 2025 pour Bruxelles.

Cette stratégie de décline en une quadruple visée :

  • Redynamiser l’économie de la Région bruxelloise (…).
  • Assurer l’avenir de la Région bruxelloise d’ici 10 ans (…).
  • Décloisonner les compétences au service des Bruxellois et assurer une mise en œuvre coordonnée des politiques régionales et communautaires.
  • Impliquer les acteurs socio-économiques à tous les stades du processus.

Le plan de formation 2020 qui fait partie de la stratégie 2025 pour Bruxelles, a pour objectif l’augmentation du taux d’emploi des bruxellois par le biais de la formation et de la qualification.

Ce plan, comprend 44 mesures visant à développer et renforcer qualitativement et quantitativement la formation professionnelle bruxelloise et est accompagné de quatre stratégies, dont l’une d’elle : la stratégie « alternance », vise le développement de la formation en alternance (via l’EFP/ SFPME, Syntra-Brussel et les CEFA).

Notons la première mesure de ce plan : former 20 000 chercheurs d’emploi distincts par an à partir de 2020 et la troisième mesure qui vise à augmenter de plus de 1000, les jeunes en formation auprès des opérateurs d’alternance, en 2020.

Pour ce faire, au menu :

  • Le refinancement de la formation en alternance
  • Les transversalités emploi-formation : renforcement des articulations Emploi-Formation
  • L’implication de l’entreprise dans le processus de formation des jeunes en alternance, en repensant, développant ou créant des dispositifs :
  • Un système d’incitants financiers simplifié
  • Un accompagnement du jeune renforcé avec la validation des compétences ou la formation pour les tuteurs
  • Une prospection auprès des entreprises afin de les encourager à prendre part à l’alternance
  • La concertation entre la Commission communautaire française, la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région Wallonne : la mise en place de l’OFFA représente une avancée considérable en ce sens, avec, dans la foulée, la création du contrat d’alternance ou la rédaction du Vade Mecum de la formation en alternance.

Plus d’infos sur la stratégie 2025 sur le site de la région.

Rencontre

Un comité de pilotage plateforme dites-vous ?

Odile Laureys, Cheffe de projet, nous en dit plus sur les avancées des travaux relatifs à la « plateforme interactive unique de l’alternance ».

Afin de permettre à l’OFFA de remplir ses missions et de rencontrer les objectifs ambitieux que les Gouvernements ont donnés en matière d’alternance, il a été prévu, dans le cadre du Plan Marshal 4.0., de créer une plateforme interactive unique de la formation en alternance, pilotée par l’OFFA, dont les objectifs principaux à court, moyen et long termes sont :

  • D’assurer la transparence de l’offre et de la demande de stages en alternance et d’optimiser la rencontre entre l’offre et la demande ;
  • De centraliser les agréments des entreprises agréées par les opérateurs dans le cadre de l’accord de coopération relatif à la formation en alternance ;
  • De favoriser le monitoring de la formation en alternance sur la base de données statistiques fiables ;
  • D’informer, de sensibiliser, de promouvoir l’alternance ;
  • De gérer et de liquider les incitants financiers à la formation en alternance en région de langue française.

Ce projet s’inscrit dans un projet global de valorisation de la formation en alternance visant l’insertion professionnelle et la qualification des jeunes. C’est donc un outil de soutien pour :

  • Valoriser et harmoniser la formation en alternance ;
  • Rendre la formation en alternance plus transparente, plus accessible pour les usagers (jeunes, entreprises, opérateurs) ;
  • Simplifier les démarches pour les usagers et rencontrer leurs besoins ;
  • Améliorer la communication entre les opérateurs ;
  • Doter les pouvoirs publics d’un outil de pilotage et de monitoring de l’alternance.

Vu la diversité du paysage de l’alternance, le Comité de pilotage a pris la décision de limiter le périmètre du projet, au moins dans les premières phases, aux acteurs concernés par l’accord de coopération, à savoir les CEFA, l’IFAPME et le SFPME/EFP et uniquement pour le dispositif « contrat d’alternance ».

Pour répondre aux différents objectifs fixés, la Plateforme unique de la formation en alternance sera constituée de différents éléments articulés autour d’une base de données de la Formation en alternance. La mise en œuvre de la plateforme sera gérée dans le cadre d’un portefeuille constitué de 9 projets :

  • Création d’une base de données « formation en alternance » ;
  • Création d’une plateforme offre et demande de stage ;
  • Dématérialisation de formulaires ;
  • Accès aux données de sources authentiques ;
  • Point de contact sécurisé et unique ;
  • Gestion des connexions et interfaces avec les opérateurs pour les flux des données ;
  • Création d’une plateforme Web ;
  • Utilisation des données à des fins statistiques et d’indicateurs ;
  • Gestion des incitants financiers à la formation en alternance en Région de langue française.

Une approche phasée…

Vu le nombre de projets et afin d’obtenir des résultats à cadence régulière, il a été proposé une approche phasée sur la base de priorités validées par le Comité de pilotage ;

La phase 1 a pour objectif de construire les fondements de la plateforme axés sur deux points focaux :

  • L’entreprise : simplification des démarches pour la demande d’agrément ;
  • Les opérateurs : facilitation des échanges entre opérateurs, construction d’une base de données commune des agréments.

Les travaux en cours :

  • Attribution du cahier spécial des charges au premier trimestre 2017
  • Création d’un formulaire de demande d’agrément dématérialisé pour les entreprises
  • Construction de la base de données agréments des entreprises
  • Mise en production d’une application temporaire permettant de traiter les données nécessaires au paiement des incitants financiers en RW
  • Travaux d’analyse pour les autres phases du projet Plateforme
  • Travaux d’analyse et développement du nouveau site WEB

Agenda

Alt&job, Un événement à venir au service de la promotion de l’alternance

Parmi les prérogatives dévolues à l’OFFA, retenons la promotion de l’alternance. L’alternance, adulée par certains, reléguée par d’autres n’en a pas moins fait ses preuves : augmentation des chances d’insertion socio-professionnelle pour les uns, possibilité de former ses futurs collaborateurs selon les exigences du marché, pour les autres.

De nouvelles impulsions permettent à l’OFFA et ses partenaires, de rendre à cette méthode d’apprentissage ses lettres de noblesse.

Voici ce qu’en dit Eric Bossart, Manager partenariats externes chez ORES :

Longtemps, la formation en alternance a injustement souffert d’un déficit d’image. Toutefois, ce système sort fort heureusement de l’ombre, grâce notamment aux impulsions données par plusieurs responsables politiques en Fédération Wallonie-Bruxelles ; ainsi, l’alternance se dirige progressivement vers une voie d’excellence.

Dans une optique de la promotion de la formation en alternance, l’IBEFE WaPi- Wallonie Picarde (l’une des 10 « Instances Bassins Enseignement qualifiant-Formation-Emploi » en FWB) a intégré un axe « Formation en Alternance et suivi de stages » au sein de son plan d’actions. Concrètement, il s’agit de mettre en place un événement d’envergure à l’attention des jeunes, de leurs parents, des demandeurs d’emploi, des entreprises, des opérateurs d’Enseignement et de Formation. Objectif : démontrer concrètement la plus-value que représente l’alternance dans l’acquisition des compétences, en se basant sur six valeurs représentatives : ambition, compétence, excellence, engagement, partage et épanouissement.

Cet événement ne sera pas un « one shot ». D’une part, il constitue un point de départ et sera immédiatement suivi d’actions concrètes pour la promotion et la valorisation de l’alternance en WaPi (Wallonie-Picarde). D’autre part, il s’agit d’un modèle de communication qui est d’ores et déjà proposé à l’OFFA, qui pourra ainsi prendre le relais et le faire véhiculer dans les autres instances bassins de la FWB.

Alt&Job

 

Rendez-vous pour les journées « Alt&Job, l’alternance pour l’emploi » des 21 et 22 avril 2017 à Tournai Expo. Soyez nombreux à nous rejoindre et à contribuer, avec nous, à ce que l’alternance devienne LA référence pour la formation de demain !